Yewe Airways - un dessin d'Iliki datant du 6 mars 2008

Dont voici le texte originel: yewe air, la compagnie qui manque pas d'air", les comoriens connaissent le vrai nom de cette compagnie...
Yewe Airways - un dessin d'Iliki datant du 6 mars 2008
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# Posté le dimanche 05 juillet 2009 12:24

La liberté n'a pas de prix - 6 juillet 1975 independance de l'archipel des Comores

La liberté n'a pas de prix - 6 juillet 1975 independance de l'archipel des Comores
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# Posté le dimanche 05 juillet 2009 11:38

Orange comorienne - yeba vanou Revolution?

Orange comorienne - yeba vanou Revolution?
Une illustration de Nadine qui est une source d'inspiration pour relater le conflit de génération entre les parents de la diaspora comorienne de France et les enfants nés en France.

J'ai souvent pensé qu'un réel quiproquo existe entre les enfants comoriens nés ou grandis en France et leurs parents. Mais Nadine a su le mettre en image.Au fond ce n'est pas si dramatique que cela en a l'air. Cela illustre juste les references culturelles des deux generations. La jeunesse ayant grandi dans une culture de consommation de masse empreintée d'un americanisme primaire, d'un autre côté les parents marqués par la culture du systeme D où l'on fait valoir le savoir-faire manuel. Au pays où tout est facile les jeunes ont une culture du résultat facile tandis que les parents sont plus attachés par les moyens mis en oeuvre pour atteindre le résultat.

Quelque part c'est un peu caricatural mais souvent ce clivage résultat/moyen est omniprésent dans les foyers comoriens de la, diaspora comorienne en France. Nous avons un discours parental très connoté methode, moyen d'y parvenir, process. Prèsque un processus artisanal et industriel qu'il convient d'intégrer afin de réussir. D'autre part les enfants nés et grandi dans le pays où la vie est moins cher ne comprennent toujours pas cette obsession parentale à imposer des process et une rigidité à des choses simples de la vie. Cette génération ayant grandi avec les spots publicitaires de Jacques Seguela avec l'idée que le poisson même à l'etat naturel est carré et marron comme celui qu'on retrouve dans les rayons surgelés. Nous sommes face à 2 modèles l'un industriel et methodologique qui fait l'eloge de l'obligation des moyens et de l'autre côté un modèle de la facilité et du prêt à consommer qui continue à véhiculer l'idée que le jus d'orange n'a rien avoir avec le fruit mais c'est la magie des hypermarchés.

J'espere que la caricature vous a plu mais je vais devoir vous dire qu'il n'y a pas de fatalité et que le quiproquo n' a pas de beaux jours devant lui. Pourquoi? Il ne suffit pas de posséder une machine outil pour savoir s'en servir, comme il ne suffit pas de savoir ce qu'on veut pour 'lavoir. Essayons de fournir le mode d'emploi, cela pourrait peut-être résoudre le problème mais faut-il que la méthode garantisse le résultat escompté?
Le salut viendra peut-être quand on cessera de rechercher la facilité à traverd une finalité figée et quand la méthode sera un état d'esprit qui aidera à trouver un moyen d'y parvenir sans y rajouter une rigidité aigue aux moyens de parvenir aux résultats.
# Posté le dimanche 05 juillet 2009 11:16

Un peuple sous bricolage ou une nation qui s'auto -mutile

Un peuple sous bricolage ou une nation qui s'auto -mutile
Le drame a frappé dans nos vies et nos coeurs mardi dernier avec le crash de l'airbus A310 de Yemenia airways. Le peuple comorien touché au plus profond par ce drame est partagé entre colère, résignation et recherche de reconfort pour surmonter cette lourde peine. Mes condoléances à tous les Comoriens car l'ampleur du drame ne peut se limiter aux seules victimes. Les dommages collatéraux sont autant importants que les vies brisées et les familles endeuillées devant vivre avec le drame tout au long de leurs vies.

Je laisse la justice déterminer les causes directes du drame et par respect des familles et du peuple comorien, je ne voudrais pas rajouter des allégations que je ne saurai apporter la preuve. Une chose m'interpelle et je n'ai pas cessé de le dénoncer: A quand cesserons-nous de bricoler nos vies? A quand chaque comorien aura conscience que nous ne serons pas un grand peuple si nous continuons à croire que ce sont les autres qui doivent prendre soin de nous? A quand nous Comoriens seront mieux organisés à l'interieur et à l'exterieur du pays pour imposer RESPECT-DIGNITE-SOLIDARITE?

Le crash de Yemenia tout le monde savait et s' y attendait? Qu'avons-nous fait pour reagir et anticiper ce drame? la responsabilité ne peut pas être limitée à nos dirigeants. Nous en tant que peuples quelles solutions avons-nous avancer pour changer les choses? Quelle sera l'émotion après une semaine, un mois, un semestre après ce drame? Nous avons des structures associatives et communautaires qui oeuvrent pour le respect, le droit et le bien-être des Comoriens réçus à l'Elysée - ont-elles évoqué les difficultés des transports vers les Comores? Avec le naufrage du bateau Samson et le permanent drame des kwassa kwassa, qu'est ce qui est fait pour stopper cela? Je ne répondrai à ces questions mais je vous invite à nous poser les bonnes questions sur notre façon d'agir en tant que Comorien.

# Posté le vendredi 03 juillet 2009 07:45

Alors les enfants de la patrie...mwezi sita wa juillet....le jour de gloire yi venouha....

Bientôt 34 ans de cacophonie

Les voies du developpement sont semées non seulement d'embuches mais de cacophonie organisationnelle. Voilà bientôt 34 ans d'indépendance et le comorien ignore toujours qui fait quoi et comment. Une élection en cache une autre mais cela n'a toujours pas donné les "fameuses orientations et les instruments de gestion" du pays. Nos villages regorgent de structures feodales qui ont la main mise sur la gestion des futilités du village mais aucune de ces structures ne pointent son nez en dehors du village pour s'interroger comment est gouverné le pays. Chaque dirigeant s'appuie sur ces forces feodales pour asseoir un bordel eclaté. Plus de 5O% des Comoriens ont moins de 30 ans mais déjà vieux dans leur façon de penser. Comment peut-on les aider à s'émanciper et à s'extirper de ces arcanes du féodalisme?

Pour illustrer mon propos, prenons l' exemple d'un évènement qui mobilise toutes les générations au sein d'une même famille: le mariage. A la base c'est l'union entre deux jeunes en apparence mais en y regardant de plus près, cela demeure le résultat d'une forte dose d'ingérence qui finira par apporter son lot de "compromis". Les deux familles chacune dans son coin essaie de faire la "synthèse" des individualismes présents. Une fois la lumière blanche sortie, l'on essayera de faire valoir cette synthèse à l'autre famille qui par la même occasion en fera de même. Ce bel exercice aurait pu être bénéfique en terme de démocratie participative mais c'est sans oublier la capacité des anciens à effacer les opinions des petits. Ici ce ne sont pas les majorités qui l'emportent mais une minorité has been qui s'appuie sur des principes à contours flous pour imposer un "consensus" à géométrie variable.

Que l'on soit dans le village ou le milieu urbain, la recette fait toujours un tabac. C'est juste le théâtre d'opération qui change mais l'on conserve le même mode opératoire. A force de procéder ainsi, l'on produit toujours les mêmes instruments archaïques et l'on transmet à la jeunesse toujours cette culture de la brutalité organisationnelle qui est transposée jusqu'à la tête de l'Etat. De l'autre coté, la jeunesse est élevée à coups de modèle occidental qui est en totale rupture avec les valeurs traditionnelles. A coups surs c'est les anciens qui ont raison et la jeunesse dechirée entre les principes appris chez "Jules ferry" et la pratique du quotidien sur fond de dogme traditionnalo-islamique. Au final le résultat est on peut plus confus car l'on finit par créer une hymne aux sonorités opaques "Alors les enfants de la patrie...mwezi sita wa juillet....le jour de gloire yi venouha....".

# Posté le samedi 13 juin 2009 13:39