De joyeuses fêtes

Je tenais à remercier aux fidèles lecteurs, lecteurs occasionnels et lecteurs du hasard de faire de leur soutien. 4 ans d'expression libre et de variété éditoriale. A toutes et à tous de joyeuses fêtes.
De joyeuses fêtes

# Posté le mercredi 30 décembre 2009 19:54

Modifié le jeudi 31 décembre 2009 06:24

Droit au rêve ou la possibilité d'y croire

Droit au rêve ou la possibilité d’y croire
Je suis de la génération 80. Adolescent dans les années 90 et entame une vie d'adulte aux débuts des années 2000. Nous sommes nés dans l'ère de l'entertainment électronique ou classique où se mêlaient consoles de jeux à la japonaise et les figurines achetées soit dans les magasins spécialisés ou les distributeurs généralistes. Nous sommes les fils du jeu tout support confondu. Nous sommes les fils du rêve, nés pour rêver et jouer à volonté pendant que papa et maman travaillaient jusqu'à tard pour nous offrir encore et encore des jouets. Chaque noël pour ceux vivant en France c'était l'occasion de surenchérir, ceux vivant aux Comores ils devaient se contenter des boites de sardines tirées par des pneus bricolés à partir des fruits durs ou soit ils avaient la possibilité de se voir offrir des jouets à l'européenne pour les familles aisées. Il fallait jouer comme si de façon prémonitoire nos parents savaient que ce moment de jeu allaient être sans doute les seuls de notre vie.

Jouer pour ne pas grandir, jouer pour rester toujours enfant, jouer pour ne pas voir à quel point la vie des parents fut difficile. C'était déjà les débuts des licenciements pour motif économique conséquence de l'économie globalisée où les théories libérales prophétisaient la croissance. Adolescent nous avions aussi de grands rêves. Aidés par la démocratisation des magnétoscopes, des chaines nationales enfants et ados, des jeux vidéos et des films hollywoodiens. Mario, Peter Pan, Tom Sawyer, Scwharzy, Tortues Ninjas, Maitre Yoda étaient nos idoles. Le rêve étant à portée de mains: dans la rue avec la publicité tout comme dans les couvertures de nos agendas et cahier où Jordan nous souriant chaque matin. L'accessibilité des univers virtuels ou de fiction a totalement façonné notre perception du monde réel tel qu'il est avec son lot de cynisme, de compétitivité et aussi de catastrophisme écologique.

Pour beaucoup d'entre nous, l'age d'or est derrière nous symbolisé par l'entertainment age. Nous devons trouver un travail, trouver où se loger, fonder une famille, vivre une vie descente et aussi rêver. Or adolescents, nous n'avions pas vu ou pas su que le monde tel qu'il est est loin d'être comme nous l'avions cru. Un monde où tous les rêves se conjuguent au passé. C'était mieux avant!. Un monde où stigmatisation identitaire, instabilité sociale, désastre climatique, faillite bancaire, fin du monde en 2012 et risque terroriste rythment notre quotidien. un monde où la gentillesse, la générosité, la tolérance sont devenues des valeurs suspectes. Quelle place pour le rêve? J'invite les grands de ce monde d'inscrire dans la charte des nations unies après la declaration des droits de l'Homme, le droit universel au rêve, la possibilité d'y croire.


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# Posté le samedi 19 décembre 2009 09:52

On veut du riz (Na ntibé) d'abord!

On veut du riz (Na ntibé) d'abord!
Nous n'avons pas les moyens de nous offrir les services d'Algore, Yan Arthus Bertrand et Nicolas Hulot mais les Comores n'en ont pas besoin puisque c'est sans doute un grand importateur du riz qui pourrait nous sensibiliser sur les questions environnementales.

Avec ces 2024 km2 l'archipel des Comores tout comme son voisin les Maldives subit déjà les conséquences du réchauffement climatique: rehaussement du niveau de la mer, dérégulation des saisons, surensoleillement...ect. S'ajoute à ces facteurs exogènes, l'inaction et l'intervention du Comorien qui extrait le sable marin pour construire sa maison, coupe le bois de sa forêt pour cuire ses aliments et répare sa case, rejette les ordures ménagères sur les rivières, extrait les coraux pour faire du chaux, use des explosifs pour capturer du poisson. Tous ces facteurs sont perçus encore comme une fatalité. Les quelques ONG sur le terrain qui se battent pour faire sensibiliser la population sur ces questions sont marginalisées et n'obtiennent pas l'echos qu'elles méritent. Pourtant les Comores n'ont pas attendu les films d'Algore, Yan Arthus Bertrand et Nicolas Hulot pour mettre une image sur les conséquences dramatiques comme le manque d'eau, des pluies diluviennes de plus en plus violentes, la raréfaction du poisson, le massacre des tortues, l'érosion des terrains agricoles et la hausse des températures.

Indépendamment de la situation économique, les ressources naturelles diminuent progressivement à cause de la surexploitation par l'homme, de la dégradation de l'environnement et de la non mise en place des actions permettant aujourd'hui de faire face aux défis comme l'urbanisation anarchique et non maitrisée, le non traitement des déchets et les accidents écologiques qui aujourd'hui sont perçues comme une découverte de ressource fossile (pollution due au dégazage de bateau perçu comme étant une découverte de champ de pétrole). La baisse des ressource affame davantage le Comorien, il a faim et voit encore son bol de riz na ntibé réduit. Mais cela sans doute n'est pas assez suffisant pour l'interpeller que s'il n'agit pas - atsola mindrou yahahé. Irons-nous jusqu'à espérer que le Comorien meurt de faim pour qu'il comprenne que respecter la nature est aussi comme avoir un plat de riz na ntibé na dziwa? J'espère moins de cynisme sur cette question.

J'aime la nature avec ces rizières et ces boeufs, j'aime aussi que mes compatriotes mangent à leur faim, j'aime davantage qu'on respecte cette nature qui nous donne généreusement riz, viande, poissons, fruit et purifie gratuitement notre air. Face à l'indifférence de mes compatriotes sur les questions environnementales, climatiques et de développement durable car ils ont faim, je lance un appel à chacun d'entre nous pour ne pas oublier que les Comores comme tout autre pays fait partie de cette Tèrre et que chaque Comorien est invité à oeuvrer pour réduire son empreinte écologique.

# Posté le mardi 08 décembre 2009 14:43

Contribution d'un lecteur - très intéressant la liste des mesures urgentes

Contribution d'un lecteur - très intéressant la liste des mesures urgentes
Quelles sont les urgentes mesures à prendre pour sauver notre littoral, notre forêt et nos vies?

- campagne de sensibilisation fortes qui démontrent à quel point la nature fait partie du "livelihood". Les Comores est un pays agricole avant tout ou la nature est un élément central du quotidien... Tout est lie. Posons nous les questions essentielles: quelles sont les alternatives? Je pense aux briques qui utilisent les sables du littoral, au bois qui est utilise pour les aliments, aux importations industriels inutiles.
- arrêtons les sachets plastiques et les importations inutiles qui détruisent les Comores...
- pour les agriculteurs, encourageons les à planter arbustes et arbres pour délimiter leurs champs...sans eaux pas de culture, pas de culture, pas de moyens de subsidence....
- faisons des campagnes régulières de nettoyage de littoral et de rivière... soutenons les associations locales.
- il y a pas de mal de technique de construction qui sont eco-friendly, locaux ( par ex. pour citer un exemple tout bête: le mortier) faisons en la promotion.....arrêtons d'utiliser le sable pour nos briques!
- un arbre met une génération à pousser et venir à maturité... plantons maintenant pour nos enfants, et les générations futures.
- boycottons les briques qui utilisent le sable local!!! soyons responsables...( les "ons" s'appliquent principalement a ceux qui ont les moyens de construire.)

Quelles actions mettre en œuvre pour concilier développement local et croissance économique durable?

Formation, formation, formation...énergie solaire, usage du mortier/importations de briques au lieu des briques à sable.Tried and tested techniques que l'on peut améliorer en utilisant le savoir local...
Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres qui m'a personnellement impressionné et que je compte répliquer aux Comores: http://www.groundhouse.co.uk/ECODESIGN.html ( usage de pneus, mortier, énergie solaire, etc...)

Comment introduire cette prise de conscience écologique au sein de notre société tant affairée par les questions de survie?

campagnes prenant en compte les codes sociaux locaux ( dont je ne me prétends pas connaitre nécessairement....) dans les rues, les magasins, les mosquées, écoles, etc..). Sensibilisons les commerçants, les agriculteurs, etc...
Demandons aux anciens comment étaient les iles auparavant et faisons la comparaison avec aujourd'hui.... comparons les photos existantes dans les archives...
Journée nettoyage du littoral - j'ai participe à une journée nettoyage il y a deux ans dans mon village lors de mes vacances - c'était excellent, mais par manque de moyens les associations locales n'ont pas pu répéter l'évènement.
Et enfin, c'est un sujet politique.. les collectivités locales se doivent de réfléchir a ce sujet et de l'actionner! Ils doivent rendre des comptes a la population qui les a elus...

Ce ne sont que des suggestions - et une "wish list" - personnelles. Je ne suis pas une spécialiste, juste quelqu'un qui est heureuse de voir ce sujet noircir les pages du web comorien,,,!

# Posté le lundi 07 décembre 2009 10:51

Sommes-nous concernés par le changement climatique et les problèmes ecologiques?

Sommes-nous concernés par le changement climatique et les problèmes ecologiques?
Plus de 192 pays se sont réunis à Copenhague pour aborder le changement climatique et son impact sur le quotidien de l'HOMME. Les Maldives des îles voisines et ressemblantes des Comores sont entrain de disparaitre. Nos rivages sont rognés par la mer - conséquence de l'extraction du sable. Depuis 1949 Anjouan a perdu plus de 50% de sa forêt. Loin de tout alarmisme ou catastrophisme il y a urgence aux Comores comme partout ailleurs.

Quelles sont les urgentes mesures à prendre pour sauver notre littoral, notre forêt et nos vies?

Quelles actions mettre en oeuvre pour concilier développement local et croissance économique durable?

Comment introduire cette prise de conscience écologique au sein de notre société tant affairée par les questions de survie?

# Posté le dimanche 06 décembre 2009 18:02