Une illustration de Nadine qui est une source d'inspiration pour relater le conflit de génération entre les parents de la diaspora comorienne de France et les enfants nés en France.
J'ai souvent pensé qu'un réel quiproquo existe entre les enfants comoriens nés ou grandis en France et leurs parents. Mais Nadine a su le mettre en image.Au fond ce n'est pas si dramatique que cela en a l'air. Cela illustre juste les references culturelles des deux generations. La jeunesse ayant grandi dans une culture de consommation de masse empreintée d'un americanisme primaire, d'un autre côté les parents marqués par la culture du systeme D où l'on fait valoir le savoir-faire manuel. Au pays où tout est facile les jeunes ont une culture du résultat facile tandis que les parents sont plus attachés par les moyens mis en oeuvre pour atteindre le résultat.
Quelque part c'est un peu caricatural mais souvent ce clivage résultat/moyen est omniprésent dans les foyers comoriens de la, diaspora comorienne en France. Nous avons un discours parental très connoté methode, moyen d'y parvenir, process. Prèsque un processus artisanal et industriel qu'il convient d'intégrer afin de réussir. D'autre part les enfants nés et grandi dans le pays où la vie est moins cher ne comprennent toujours pas cette obsession parentale à imposer des process et une rigidité à des choses simples de la vie. Cette génération ayant grandi avec les spots publicitaires de Jacques Seguela avec l'idée que le poisson même à l'etat naturel est carré et marron comme celui qu'on retrouve dans les rayons surgelés. Nous sommes face à 2 modèles l'un industriel et methodologique qui fait l'eloge de l'obligation des moyens et de l'autre côté un modèle de la facilité et du prêt à consommer qui continue à véhiculer l'idée que le jus d'orange n'a rien avoir avec le fruit mais c'est la magie des hypermarchés.
J'espere que la caricature vous a plu mais je vais devoir vous dire qu'il n'y a pas de fatalité et que le quiproquo n' a pas de beaux jours devant lui. Pourquoi? Il ne suffit pas de posséder une machine outil pour savoir s'en servir, comme il ne suffit pas de savoir ce qu'on veut pour 'lavoir. Essayons de fournir le mode d'emploi, cela pourrait peut-être résoudre le problème mais faut-il que la méthode garantisse le résultat escompté?
Le salut viendra peut-être quand on cessera de rechercher la facilité à traverd une finalité figée et quand la méthode sera un état d'esprit qui aidera à trouver un moyen d'y parvenir sans y rajouter une rigidité aigue aux moyens de parvenir aux résultats.