La notoriété, les victoires foot-balistiques et l'adulation n'ont jamais rompu avec sa modestie, sa proximité avec la jeunesse et son affirmation sur son appartenance sociale. Il a su allier sports et études car après le foot, il excellait dans le volleyball, handball, basket-ball et l'athlétisme. Homme de terrain, de tous les terrains d'ailleurs car il a à plusieurs reprises conduit son club en sélection nationale et représenté son pays aux compétitions internationales.
Tout le monde l'appelait MON ENFANT, par mimétisme, par reconnaissance, par curiosité et aussi par adoption car bien qu'il fut de grande taille, il a su nous procurer tant de joie dans nos c½urs, tant de victoires sportives, tant des coupes, tant de fierté à sa ville natale Ouani, son île Anjouan et suscité tant d'espoir pour son pays les Comores. On ne pouvait pas s'empêcher de s'identifier à lui et à vouloir être un enfant comme lui.
Maintes fois j'ai suivi ses exploits via à la radio nationale en sélection à coté sa mère, ma mante. Autour de moi toute la famille et autour de nous, tout le monde les oreilles collées sur le transistor. Nous rythmions à l'appelation de son nom "MON ENFANT, MON ENFANT, MON ENFANT et puis une accélération de la voix du commentateur sportif qui finissait sa phrase par "LI BI LI Ndjiya" ( NDLR - il a marqué). Ce fut ces instants là qu'on comprenait que mon enfant était à tous notre enfant, notre enfant de coeur. Desormais c'est sur le terrain de nos coeurs que tu te reposeras en paix.


