« Retour au blog de kavou01

Pourquoi stop-kwassa reste un combat à mener?

C'est sur un ton direct que je réponds à ma propre interrogation. Oui je fais mon Woody Allen. Tout de même conserver une stratégie qui a 33 ans et qui n'a offerte aucun résultat concret me gêne énormément. J'appartiens à la génération post 1975, une génération qui n'a rien demandé mais qui concilie vision des parents et qui tentent de se forger sa propre opinion. Pourquoi notre génération serait la seule au monde à recycler les idées de papa maman malgré l'absence de résultats? Pourquoi ne pas voir dans la démarche de stop kwassa un salut vers une sortie de crise? J'avoue c'est trop idéaliste mais sans un minimum d'idéal peut-être l'homo sapiens n'aurait pas eu l'idée d'apprivoiser le feu et de domestiquer certains animaux.

Stop kwassa c'est le seul collectif qui s'intéresse aux victimes du drame des kwassa kwassa sans idées formatées. Stop kwassa est le seul collectif qui prône un dialogue sincère, un rapprochement entre états majors comoriens et français pour arrêter le drame. Stop kwassa en faisant des victimes sa priorité place l'humain au centre des préoccupations et souhaite utiliser toute énergie de bonne volonté pour en finir avec la radicalisation des esprits. Comment peut-on nous expliquer nous enfants des iles al kamar que camper sur des positions rigides feront avancer les choses?

Le collectif stop kwassa défend la tolérance, l'ouverture d'esprit, le dialogue et le pragmatisme et excusez-moi je me sens davantage proche de ces valeurs que la méfiance, le sentiment d'infériorité et le sentiment de colonialisme qui hantent les esprits de certains de nos concitoyens minoritaires. Depuis le 19 août, l'indifférence recule, les langues se délient et les consciences se réveillent pour dire stop kwassa. Je n'exclue pas de me recueillir un jour à Mamoudzou au nom des inconnus morts dans les kwassa kwassa
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le mercredi 05 mars 2008 21:06
Modifié le lundi 07 avril 2008 12:19

« Article précédent : Stop-kwassa pour ne pas jamais oublier les...

Article suivant : Tirez l'homo comocus vers le haut of course »