J'ai maintes fois réfléchi sur les maux qui rongent notre pays ou la société comorienne et j'en arrive à la conclusion suivante: nous ne capitalisons pas assez l'expérience de nos anciens, nous ne valorisons pas assez les acquis de nos anciens et nous ne gardons pas les bonnes pratiques afin de les intégrer dans un schéma moderne. Nous manquons tout simplement de repères. Ce que les grandes écoles de ressources humaines essaient de transmettre c'est que le capital humain est le meilleur des moyens dont dispose une entreprise, une association ou un pays pour aller de l'avant. En quoi ce capital humain est-il si important?
Prenez l'exemple d'un conducteur de bus ayant 30 ans de métier, il a suffisamment enregistré diverses situations et quand survient une situation de crise, il agit rapidement en combinant l'expérience, la faculté à faire le tri entre plusieurs choix et une forte aptitude à garder son sang froid. Un conducteur novice n'aurait pas forcement ces facultés qui exigent de longues années de pratique. Il n'y a pas que les acquis professionnelles, il y a aussi l'intelligence relationnelle, or il est prouvé scientifiquement que les plus âgés ont une forte aptitude bien communiquer et à établir des relations avec les autres. Nous connaissons tous les bénéfices d'une bonne communication quand on est parent ou responsable d'une équipe. Vous combinez de fortes capacités relationnelles, de fortes acquis professionnelles et une aptitude à convaincre les autres, vous aurez votre combinaison gagnante gagnante.