Tous les grands compétiteurs ont vécu des moments semblables: une forte pression, un gros enjeu et une victoire qu'on caresse à peine sans que ça soit un acquis. Dans ce moment précis, on ne sent rien, on est habité par la rage de vaincre, par la hargne de changer la face du monde et peu importe qui ou quoi qui se dresse devant nous, on démultipliera une force chabalistique pour le plaquer. Je dirais même qu'on est possédé par une force incroyable. On ne peut pas penser à autre chose que de relever le défi. La peur est un sentiment qu'on ne connait pas mais plutôt le trac car aller à la rencontre de ce qu'on veut atteindre à tout prix obsède un peu. On est persuadé être investi par une mission et seul le dépassement de soi témoignera de notre volonté de vouloir atteindre le but de notre vie. Sur ces instants de transe, on ne différencie pas tactique et stratégie car la notion de temps n'existe guère. Il faut allier rapidité de décision, porter un coup fatal et prendre l'ascendant sur l'adversité. Ce sont des instants indescriptibles puisque le taux d'adrénaline frôle le maximum autorisé par la loi.
Cette fois-ci, ce n'est plus un simple récit mais d'un évènement à venir, le soldat se retire pour entamer sa préparation physique et mentale. Le chemin ne sera pas facile mais il est hélas trop tard de déclarer forfait. Plus que quelques instants avant de monter sur le ring. La seule chose qui compte c'est de remporter la victoire et rentrer à la maison. Peut-être formuler un voeu : bonne chance.
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