Les sommes faramineuses bientôt investis aux Comores par les Emirs du moyen orient dans le tourisme, la construction de ports et les télécommunications vont faire l'objet d'appels d'offres pour la construction, rénovation et livraisons de complexes immobiliers selon les normes internationales. Aux Comores nous n'avons hélas ni les moyens ni les ressources humaines pour réaliser de tels joyaux de l'architecture et l'on sait que dans ce domaine le fleuron industriel français est leader mondial en la matière tels EIffage, Vinci, Bouygues Immo... Il serait naïf de penser que la France sera écartée de ces projets puisque les filiales françaises sont bien implantées dans le golf et ont d'ores et déjà fait leurs preuves.
La France dans cette course a une longueur d'avance puisque elle a bel et bien tissé des liens étroits dans les Emirats et son savoir-faire est plus que requis. Il reste néanmoins un autre paramètre important à prendre en compte c'est de faire passer la pilule à l'opinion publique surtout comorienne que celle qu'on a considéré comme puissance coloniale fouinant son nez dans les affaires intérieures du pays deviendra le grand maçon du pays. Pour y parvenir la France fera preuve de pragmatisme et remettra Bacar aux mains de l'Union des Comores au nom des affaires. Je finirai par cette parodie de Christian Job, ambassadeur de France aux Comores que l'impatience de la France pour remporter l'appel d'offres sur ces projets est calquée sur l'issue de l'affaire Bacar.
