La politique aux politiciens mais concentrons-nous sur comment apporter de la prosperité dans notre pays

J'avais pris une pause sur la publication d'articles sur les Comores car aux regards de l'overdose d'information, je voulais donner une autre orientation à ce blog: parler des possibilités de creer des richesses et de justice sociale aux Comores. ça me semble noble comme comme nouvelle idée editoriale.

Plus de 50% de la population est jeune, plus de 50% de chomage, pratiquement une generation qui ne connait pas le marché de l'emploi. Or nous avons une jeunesse pleine de ressources qui ne demandent qu'une chose: du travail pour vivre dignement. Qu'est ce qui se passe? Sur les blogs de news comoriens, on a 500 000 auteurs d'articles, 500 000 commentateurs de l'actu politique du pays et pas un qui se dit voilà comment faire pour encourager la création de cooperatives, de structures familiales pour sortir de la pauvreté.

Pour tacler les cyniques qui diront on n'a pas de financement, une bonne idée et une idée mise en oeuvre attirera toujours les ressources pour la faire perenniser. Toutes les entrepreneurs n'avaient pas un fond consequent pour se lancer mais à force de forger, on devient forgeron. Comment dans un pays doté d'un climat propice à beaucoup de cultures, nous n'arrivons pas à avoir des produits alimentaires de base à des prix abordables? Comment pouvions nous importer du sel? sucre? Nous nous rejouissons de notre culture, de nos coutumes mais comment ces secteurs n'offrent aucune possibilité aux jeunes de gagner leur vie? Comment en sommes -nous devenus une nation qui blablate sur quel président doit brasser quel air au lieu de revenir à notre façon de s'organiser en societé et faire jouer la solidarité familiale afin de creer des richesses.
# Posté le jeudi 04 juin 2009 07:51
Modifié le jeudi 04 juin 2009 08:08

Si le non l'emportait à Mayotte

Si le non l'emportait à Mayotte
Tout a commencé par cette très propagandiste phrase: "Non karivenvzé" qui a traversé les générations. Mayotte a bâti sa réputation sur l'opposition épidermique à rejoindre ses îles soeurs dans l'entité comorienne. A la veille du référendum sur la départementalisation un spectre qui Non Karivendzé hante les oui-ouistes. Qu'adviendra-t-il si le NON triomphe dans les urnes?

Il ne se passe pas un meeting ou réunion politique sans que les leaders locaux encensent la foule par ce mythique slogan politique "Non karivenvzé raka wa Komori". A en croire certains, les leaders Mahorais n'ont pas besoin d'être éloquents ou avoir des idées politiques novatrices car ils peuvent toujours commencer leurs meetings par ce refus légendaire de revenir à la maison. La chose politique à Mayotte puisse son idéologie par cette opposition refractaire à son appartenance aux Comores et toutes les politiques locales menées sont inspirés de ce NON. Depuis plus de 30 ans, on danse sur du NON. Les autres référendums le OUI l'a emporté mais sur fond de NON à un retour dans le giron comorien. "Karivendzé".

Si le rire est le propre de l'Homme, le Non est mahorais. A moins de trois mois de la consultation, les partisans des OUI car il n'y a pas qu'un seul OUI craignent un retour aux sources des électeurs habitués à entendre NON depuis plus de 30 ans: "karivendzé". La psychose du NON s'empare les leaders politiques qui commencent déja à trouver des Bouc-émissaires: les Mzungus locaux historiquement alliés des Mahorais. Ces derniers, l'on craint leur influence sur une population qui a toujours cru à un éternel complot des "serre la main". Les Mzungus traditonnellement et fidelement alliés aux Mahorais seraient -ils subitement devenus "serre la main"? La cacophonie s'installe et les leaders politiques rivalisent de petites phrases jusqu'à réclamer une restriction des listes electorales aux seuls Mahorais. La question qui en découle qui est Mahorais et qui en l'est pas? Un nouveau concept est entrain de naître la "Mahorité" qui se définit d'abord par la faculté d'un individu à voter OUI. Un certain Ahmed Chirac est-il Mahorais ou Non? Autant que nous le sachions, les non Mahorais seraient reconnus comment? patronymes? Ne disposant pas de fichiers nationaux ethnique comment reconnaît-on un Mahorais d'un non Mahorais d'autant plus que les Franco-Comoriens de Mayotte sont soupçonnés d'être des partisans du NON.

Le département est attendu depuis plus de 50 ans selon les fervents défenseurs de ce statut. Avant même que les Comores eurent été T.O.M. Attendu comme le messie, il est personnifié à un point qu'on dit aux Mahorais qu'il va arriver, qu'il arrive bientôt : "Tsiyo Tsiyo ya pvapvo" - "Yi dipartiment yissi shouka" . Plus de 50 ans d'un combat politique, plus de 50 ans à dire non aussi. Mais voilà qu'on au moment de dire NON, la classe politique qui a mystifié le NON est tétanisé par UN NON A LA DEPARTEMENTALISATION qui effondrerait l'ideologie des feue Madame Zaina Mdere, feu M Younoussa Bamana et qui enverraient d'office à la retraite MM HENRY, GIRAUD. Une page qui se tourne? Les OUI-ouistent semblent minimiser les autres enjeux de ce scrutin qui ne sont pas politiques tels la frustration d'une population attendant l'alignement des prestations sociales avec la France, l'imposition des ménages, la perte des spécificités locales, la prise du pouvoir par les non Mahorais et un éventuel retour de baton de ce nouveau statut dont on ignore vraiment les bienfaits. La peur de réintégrer les Comores ne semblent la seule crainte mais la perte de la qualité de vie, la perte d'identité, les sacrifices et les changements rapides et l'attende trop longue de plus de 20 pour être un vrai département semblent revigorer le NON en lui donnant une virginité dans une île où traditions mila na ntsi sont le socle d'unité sociale avec les autres îles soeurs.

L'irréversibilité prônée par les politques mahorais devrait ici aussi s'appliquer et envisager en cas du NON, de ne pas rester dans la république française mais incontestablement envisager l'unité avec les autres îles soeurs afin d'achever le processus d'indépendance de l'archipel en fermant la porte de la deconolisation. Question de morale et de principe.
# Posté le samedi 24 janvier 2009 11:22
Modifié le mercredi 01 juillet 2009 08:47

Bonne année 2009 surtout la santé

Bonne année 2009 surtout la santé
C'est une petite habitude que je prends plaisir tous les ans á la même période. Bonne année 2009 et le meilleur biensur car tout le monde s'accorde á dire que 2009 sera difficile. Ne vous laissez pas bercer par ce pessimisme. Il n'y aura pas qu'un 2009 difficile, au bout du compte il y aura de bonnes nouvelles mais il va falloir changer nos habitudes: faire attention aux gaspillages, plus de generosité, aller vers les autres et chaque jour se dire que cela pouvait être pire.

N'oubliez pas que les analystes se trompent toujours car ils ont le nez dans leurs tableaux de bord mais notre comportement quotidien n'est pas figé, nous pouvons renverser la tendance globale. Que dire de notre cher pays les îles Comores? D'un coté le departement est dans l'avion et debarque au mois de mars et de l'autre Sambi se met á dos Moheli avec son projet de referendum. Mais quelle est la question de Sambi sur cette consultation? J'entends les Moheliens de nature pacifique criés au loup mais je ne sais pas pourquoi. Anjouan est muette, depuis le départ de Bacar on s'ennuit ferme dans cette île, je crois qu'il se passe rien, Anjouan est mort. Ngazidja, c'est l'île la plus agitée entre les piques du gouvernement de Ngazidja et l'Union il y a de quoi faire un roman. Se detestent-ils vraiment. Mayotte, la libre, Mayotte nous n'en voulons pas des Comoriens, ils sont bien loin de nos problemes, ils sont Français. Mayotte attend le departement, tsiyo ya la regnon vavo. Mayotte qui souhaite se barricader pour ne pas accueillir la misere des Comores, elle est bien genereuse. On pourrait dire merci á Mayotte de son aide. C'est vrai ils ont fait leur choix en 1975 mais quel choix ?

Ah 2009 sera l'année des Bedouins, des Arabes et des Iraniens, ils aiment notre pays et nous le font savoir. Ils veulent notre nationalité, ils font des hotels ils veulent tout faire comme nos freres les Chinois. Les Bedouins nous aiment mais nous on les aime pas assez. On en fait tout un mataba de ce projet de citoyennete economique. Le probleme pourrait etre resolu s' ils venaient faire des Anda, un peu de fete, de ntibe mais ils nous annoncent juste qu' ils nous aiment sans faire un pti Haroussi. On se mefie de cet amour sans union. Surtout que cela agace la diaspora. Oui cette diaspora qui a un concurrent, des Bedouins qui vont envoyer beaucoup d' argent. La diaspora croit avoir le monopole de l'amour du pays mais tout d' un coup les Bedouins leur volent la vedette. Bravo les Bedouins, on aime bien vos tentes mais dans leur desert.

Vous etes quelque fideles lecteurs de ce blog qui raconte un peu les Comores, peu importe votre nombre, j' ai bien aime le dialogue qu' on a eu en 2008. Inchallah on en parlera encore en 2009.
# Posté le lundi 12 janvier 2009 07:19

GÉNÉRATION DANCEHALL

GÉNÉRATION DANCEHALL
"Le dancehall reggae est originairement jamaïcain, découlant directement du reggae et qui tire son nom du Dancehall (la salle de danse ou salle de bal, en français) qui désigne le lieu où l'on danse à l'intérieur comme à l'extérieur. Il est né en Jamaïque au tout début des années 80 et s'est rapidement propagé dans les Antilles avant d'atteindre le reste des pays francophones. En France à La Réunion et dans les Antilles françaises, l'appellation dancehall a tendance à être utilisé uniquement pour le ragamuffin." wikipedia.

Pourquoi parle-t-on de génération dancehall ?
Les eighties furent marquées par l'installation d'anciens étudiants comoriens en France pour y travailler, fonder un foyer et élever leurs chérubins dans un environnement matériellement avantagé, ouvert d'esprit et socialement prometteur. D'autres Comoriens jadis navigateurs, ouvriers, militaires et prolétaires s'y sont installés avant les années 80 mais cette fois-ci c'est une population qui comptait plus des gens dans la classe moyenne et dont les enfants intégreraient bien l'élite nationale. Presque 30 ans après, nous observons un bug statistique, nous observons de moins en moins des compatriotes dans les hautes sphères de la société française: cadres d'entreprises, hauts fonctionnaires, profession libérale, artistes renommées, universitaires, conférenciers, élus locaux ou nationaux. L'usine à élite est-elle tombée en panne?


Le constat est d'autant plus flagrant: d'une part les parents en faisant leur mea culpa reconnaissent leur part de responsabilité sur divers manquement à l'éducation. D'autre part les chérubins n'ont pas tiré les leçons du fait qu'ils brillent par leur absence dans les usines à élite. Un sentiment général de "je m'en foutisme" plane et ne semble pas encore secouer le cocotier. Sakina Msa, Rhoff, Soprano pour ne citer que ceux-là canalisent à eux seuls tous les regards et font "la fierté des nôtres".


L'école joue le premier rôle d'ascenseur social. Or nous ne pouvons pas se prévaloir d'avoir les meilleurs éléments formés dans les établissements de prestige. Combien dans cette génération se sont engagés dans des filières prometteuses? A force de " ne pas se prendre la tête" nous ne serons jamais en tête tout simplement. Tout ne peut pas passer par l'école mais soyons lucides, combien parmi nous sommes suffisamment futés pour réussir sans passer par la voie la plus accessible de tous. L'ouverture de Sciences po aux bons élèves issus de ZEP ne semblent pas encore nous concernés. Les prépas sont toujours perçues comme des instruments de torture car il est relativement "pépère" de préparer son CAP vente plutôt que de "se prendre la tête" avec des "trucs chelous d'intellos".


Le syndrome de Peter Pan est encore une chose qui caractérise les natifs des années 80. La peur de grandir ne se limite pas seulement à assumer qu'on devient adulte, responsable dont autonome mais à un rejet des symboles de l'indépendance comme réussir son permis de conduire. Combien parmi nous squattent encore la banquette arrière de la Ford fiesta de papa maman faute de passer son permis de conduire. Déjà au lycée, nos camarades de classe étaient en conduite accompagné ou avaient leurs permis et pendant ce temps, nous avions toujours nos cartes de transport. A la lecture de cet article beaucoup d'entre nous brandissent leur pass magnétique. Ils ont gagné en rapidité au passage des accès aux quais mais pas en mobilité.
L'auberge espagnole devenue un mode de vie pour une génération n'évoque rien à nos compatriotes. Grâce aux programmes Erasmus-Socrate, étudiants et stagiaires peuvent effectuer un séjour dans un pays étranger en y apprenant la langue, y effectuer un stage et ou y étudier. Comme le caricature le film hispano-français réalisé par Cédric Klapisch, sorti en 2002, se retrouver entre originaires de pays différents avec des cultures et langues différentes force la tolérance, l'apprentissage d'une autre langue et culture et la vie en communauté. Une expérience noble, prisée par les autres jeunes qui ont compris que la case familiale n'est pas une fin en soi et à un moment il faudrait voler de ses propres ailes.


Socialement, nous restons des individualistes, pour ne pas dire égoïstes, isolés sans aucune capacité d'unir nos forces. La seule chose qu'on a retenue des journées culturelles, c'est le caractère folklorique monotone pour assister aux danses et déguster des plats comoriens. Or dans les grands sucess-stories, on peut parfois lire " Benjamin, jeune PDG de start-up a rencontré son associé lorsqu'ils avaient 6 ans". Combien d'entre nous peuvent prétendre jouer au foot ou aller faire du shopping avec une amie d'enfance? On évite même de se rappeler de lui/d'elle par peur ou honte. "On veut pas s'afficher". Combien parmi nous font un projet ensemble ne serait-ce s'allier pour un rapport de stage. Pour prendre exemple sur World4com, beaucoup ont les mêmes idées mais n'oseront jamais s'unir pour essayer d'avancer.


La bi-culturalité a beau être présentée comme une chance mais dans notre camp cela ressemble à un double bommerang: refus de s'assumer français et refus de s'assumer comorien. Sur le plan idéologique, le complexe du petit citoyen de chaque pays nous ronge. Nous focalisons toujours nos attentions sur les blocages des deux cultures au lieu de se dire, j'appartiens à ces deux univers donc je peux cumuler les deux forces pour percer dans un monde où la flexibilité est requise. Si nous entamons un rapport décomplexé avec les deux cultures nous pourrons forcer le destin et envisager de nombreuses réussites. Pour y arriver il faut d'ores et déjà accepter qui nous sommes, d'où nous venons et où nous voudrions aller. A défaut nous serons une génération dancehall en ayant l'impression de bouger alors que c'est la musique, pardon le monde qui bouge.
# Posté le dimanche 14 décembre 2008 20:46

Comorywood

Quand est- ce qu'on deviendra artisan pêcheur? Quand est-ce qu'on n'arrêtera de nous filer le poisson? Quand est-ce on nous apprendra à pêcher le poisson nous-même?

Nous ne grandirons jamais. Nous ne serons jamais respectés comme peuple souverain. Nous ne ferons pas jamais partie des grandes nations du monde. Je ne verse pas dans le pessimisme mais je souhaite que nos nourriciers arrêtent de nous gaver par des semences transgéniques. Qu'ils arrêtent de nous donner des semences transgéniques et qu'ils nous disent comment obtenir nous même ces semences. Nous ne mangerons jamais à notre faim si tout le temps la Chine, Union Euro, les Etats Arabes nous envoient des chameaux, du riz et des billets de banque pour payer les arriérés de salaires des professeurs. Quand est ce qu'un Mlimadji dira à ce trio nous transférer leurs technologies. Au lieu de nous envoyer du riz, demandons à ce que Boura, Fatima, Zaina, Houmadi aillent dans ces pays apprennent le savoir-faire et reviennent chez nous le transmettre aux Mdahoma, Mwanama, Maldé, Mkavavo. Plus de 70% de la population est composée de moins de 30 ans, des jeunes à potentiel dynamique, pourquoi Mlimadji ne négocierait pas d'envoyer des jeunes apprendre des techniques de pointes équivalentes à la somme versée en dons au pays? Si nous voulons stopper ce cercle vicieux de donner pour consommer, nous devrions apprendre à produire pour l'exportation et les besoins locaux, créer des richesses, des emplois et de la valeur. Nous crions souvent notre faim mais jamais assez notre soif d'apprendre ni notre désir d'indépendance.

Notre désir de souveraineté sonne comme une bonne blague car nous n'avons pas assez démontré notre maturité, notre capacité à se prendre en charge et notre fierté nationale. Nous crions une souveraineté nationale à nos partenaires et demain loin des cameras, nous allons crier notre faim. Pourquoi depuis l'indépendance nous n'avons pas encore entrepris un programme continu d'acquisition de savoir faire technologique chez nos partenaires?
# Posté le samedi 22 novembre 2008 15:38