Comme beaucoup dans ma génération, nous avons grandi avec les radios libres à dominance musicale mais aussi nous avons été bercés par les sonorités lassives des îles, aux rythmes ndzé ndzé et à la nasalité des voix. Des chants mélodieux religieux (Deba) en passant par le rythme déhanché du Mgodro, la douceur melomaniaque du Toirbab, Au collé serré du zouk dans les bals et pour en finir aux rythmes urbains hip hop, jamais l'influence musicale comorienne n'a pris une pause. Les tubes se succèdent mais aucuns ne ressemblent. Bienvenue dans la discographie des îles au parfum.
Toute cette diversité nous plonge dans des ambiances et sonorités toutes différentes tout en renforçant notre appartenance à une chose commune: l'universalité de notre patrimoine culturel et musical. Loin des débats longs, identitaires et sclerosés sur ce qui est comorien d'origine et ce qui est made in muni d'un code barre, la scène musicale comorienne n'a cessé de s'enrichir, se nourrir d'influences venues d'ailleurs, se renouveler et de s'exporter dans le village monde. A l'image de la condition sociale des artistes : amateur, professionnel, producteur, auteur, interprète, le statut de l'artiste comorien connait aussi les crises que peuvent traverser leurs homologues.
L'écoute aléatoire de mon lecteur de musique m'a fourni une réponse qui sonne comme une évidence: on ne peut hélas mettre des barrières à un héritage culturel qui ne cesse de puiser dans la société avec toutes ces influences pour se réinventer, traverser le temps et s'ancrer dans nos coeurs. J'ai dans ces moments de philo rêver d'un titre entre Boina Riziki et Rohff sous les choeurs des femmes Mahabouba El watwan - "Bweni Marie au delà de mes limites kwezi".











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nick, Posté le dimanche 11 juillet 2010 01:45
slt,
ton blog est vraimant biien mè il te faut plus de visiteur, pour ca je te conseil n*i*c*e*-*a*u*t*o*s*u*r*f*.*c*o*m sans les etoiles lol
104552 bisous