On ne doit pas refaire les erreurs du passé! Cette fois-ci il faut impérativement des mésures exceptionnelles favorisant le devéloppement rapide et le rattrapage des liju anjouanais (ndrl massafarini) par rapport aux grands ensembles urbains comme Ouani, Domoni et Mutsamudu. Les liju ont longtemps été exclus dans le développement d'infrastructures, de l'aménagement du territoire, de la redistribution des richesses et de la prise en compte de leur coondition de vie difficile. J'explicite. Ces régions manquent cruellement de centres de soins, de routes bitumées, de locaux pour accueillir les eleves, de coup de pouce financier pour sortir de la misère et de mésures gouvernementales comme zone très très pauvre du pays. Longtemps servies pour l'agriculture vivrière et de pole de main d'oeuvre bon marché pour l'economie de la vanille et du girofle, ces régions ont certes apporté à la nation comorienne, engraissé des générations de leaders mais pas su profité des retombées économiques de leur sueur. Longtemps ils étaient tenus à l'ecart par la mentalité féodale d'une frange de la population anjouanaise qui désignaient les habitants de ces zones rurales sous le vocable de "WAMATSAHA".
L'écart de niveau de vie, le contraste entre zone urbaine et liju, le manque d'espoir et l'exclusion dont les wamatsaha font l'object a nourri l'idéologie séparatiste. Un séparatisme originel ayant des motifs purement socio-économique s'est vu récuperer par les scrupuleux hommes des régions cotières pour en faire une idéologie politique. Encore une fois on leur a volé leur révolution. Cette razzia idéologique a causé un profond clivage entre les habitants des zones rurales et celles des zones urbaines et à ces heures l'on craint une poussée de haine susceptible de virer en reglements de comptes inter régionales. Ce dont on redoute le plus ce ne sont plus les obus des rebelles mais la violence des machettes endoctrinées par les partisans de Bacar afin de se venger sur ce qu'on appelle les privilégiés (habitants des zones urbaines). Face au desespoir et aux frustrations tout reste possible et arrêtons naivement de croire qu'un beau discours suffira pour calmer les ardeurs.
Il n'y a pas de fatalité face à la pauvreté. Il n'y a plus de fatalité.L'Union des Comores aussi démocratique soit-elle doit débarquer dans ces régions avec un programme ambitieux de réduction de la misère, du rattrape en terme d'infrastructure, d'octroi des bourses aux familles très très pauvres, de construire des centres de santé, de faire rentrer ces régions dans la modernité: téléphone, eau courante, electricité... Sans cette volonté nationale de tendre la main à ces régions la crise séparatiste y sera gravée à jamais dans ces zones qui serviront de gisements séparatistes latents. Après les petits fours entre descendants des sultants et emirs des petrogolfs, le temps est venu de se consacrer au Nkima.