Sortir de l'impasse même en y laissant sa peau

Sortir de l'impasse même en y laissant sa peau
:-) A défaut d'image du jour, sans doute vous me donneriez votre avis !
Précédemment je parlais d'abattre ses dernières cartes - tactique ou stratégie mais il s'est avéré que souvent le combat du moment en plus de la stratégie et des tactiques le facteur temps est un paramètre à ne pas trop négliger. Bon ok c'est flou je vais faire un joli dessin. Voilà je dois faire un choix sur un aspect important de ma vie cependant j'ai le choix entre une situation actuelle pas terrible mais pouvant évoluer et une situation peut-être meilleure mais qui ne s'est pas encore présentée. Les 2 ont un point commun c'est que je mise sur l'avenir avec un gros facteur d'incertitude. Si vous connaissez une formule mathématique pouvant m'aider à modéliser ça, j'achèterai asap. Comment faire?

Perso je n'ai pas peur de me tromper, mais j'ai peur de ne pas pouvoir me relever. J'ai tellement mobiliser des ressources et peut-être j'en dispose pas assez en stock pour une nouvelle croisade. Que se passera-t-il en cas d'échec? Je ne suis pas pessimiste mais je n'exclue aucune hypothèse et puis personne n'est invincible. La réussite apporte son lot de consolation donc je survole brièvement cette hypothèse. Avant de faire un choix je dois absolument étudier tous les scenaris possibles afin de relativiser un probable échec. Quel genre d'échec voudrais-je? C'est loin de ma façon de faire de disserter sur l'échec mais le jeu en vaut la chandelle.

J'ai déjà consulté mes meilleurs conseillers qui manquent cruellement d'originalité et ils me proposent tous la même chose "renga ya mataba na mtsuzi". En langage clair ça veut dire ils se réfugient dans ce que j'aurai fait. Je leur demande leurs opinions, ils clonent la mienne. Je me demande si ils sont pas un peu raeliens. Je pense que la solution n'est pas dans les 2 options, il doit y avoir une option C qui viendra peut-être réconcilier les deux précédentes même si cela ne sera pas facile. ça sera le prix à payer pour sortir de l'impasse. Pour les amateurs de Woody Allen ayant décode ce message, prière de m'adresser vos suggestions.
# Posté le vendredi 21 mars 2008 19:10
Modifié le vendredi 21 mars 2008 19:31

Les vraies fausses informations du débarquement à Anjouan

Les vraies fausses informations du débarquement à Anjouan
Faut-il croire à tout ce qu'on lit ou voit? Quel crédit accordé aux images et aux infos diffusées sur les médias? Sommes-nous victimes de désinformation? Où est la vérité dans cette cacophonie? AFP, RFI, Télé Mayotte, Télé Reunion, Al watan, HKZ presse, blogs de news comoriens (comoblogs), ORTC, sites africains d'infos sont-ils manipulés?

A l'aune du XXI siecle, le nerf de la guerre demeure la maitrise de l'image et de l'information en provenance du front. Les nouvelles tactiques de guerre fleurissent à chaque conflit: guerre psychologique, guerre propre, frappe chirurgicale, population civile épargnée, de vrais reporters officiels accrédités. Le débarquement à Anjouan n'en est pas épargné. A l'heure d'internet et de l'instantanéité nous sommes submergés d'infos à tel point où la question de la confiance de ce qu'on lit ou voit surgit naturellement. Comme les émissions de télé réalité, voici venu l'heure des reality infos. Presque bon nombre de Comoriens vivent ce débarquement en live avec un nouveau concept: la reality guerre d'Anjouan. La surconsommation d'infos en provenance du front anjouanais place de fait en monopole les comoblogs qui diffusent les dépêches en quasi instantanéité sans aucun traitement, ni vérification derrière à part la cication des sources comme AFP, HKZ. Ce qui pourrait engendrer un risque de manipulation car à l'instar des médias classiques qui ne sont pas assez réactifs, les blogs et sites d'infos suivent au pas les faits et gestes de l'AND et des hommes de Bacar sans tout de même préciser le degré de véracité de ce qu'ils diffusent.

Récemment bon nombre de reportages sur Anjouan et sur Bacar ont été tournés, voyant un colonel fort, sympathique et limite victime de l'oppression de Sambi. Un Bacar combatif, sur de lui et une population aux allures calmes non loin du stress qu'engendrent l'avant débarquement. Quel crédit accordé à ces reportages qui montrent un colonel combatif? Ne s'agit-il pas d'un malheureux déja vu avec Saddam à la veille de l'invasion américaine? Des images qui montrent un colonel bosseur dans son bureau avec des collaborateurs qui sont plutôt du matin. Pourquoi ne nous donne-t-on pas de précisions sur les dates, conditions de tournages et lieu de tournage? Pourquoi les médias français y compris les antennes d'outre-mer ne donnent de la voix qu'au colonel Bacar? Pourquoi n'a-t-on pas droit à des reportages équilibrés où les hommes de Sambi et ceux de Bacar pourront expliquer leurs points de vue sur un même sujet?

De l'autre côté de l'Union des Comores, on n'hésite pas à montrer les hommes de l'AND surentrainés et prêts à affronter les milices de Bacar. On a aussi droit à des mini interviews du chef de l'etat major qui n'arrête pas de minimiser la puissance de feu de Bacar? Quelle responsabilité de ce chef d'état major confiant et qui fait sa COM? Aux allures graves et à ces instants pénibles que subissent les Anjouanais, l'heure n'est-elle pas venue que l'AND se retire et bosse au lieu de faire de la communication? Les médias comoriens au lieu de trouver des moyens ingénus pour couvrir ces évènements se posent en victimes et laissent le champ libre aux médias français qualifiés d'échec les incursions. L'AND ne doit pas demeurer la seule être rappelée à l'ordre et à ses responsabilités, il en va aussi à la presse comorienne de prendre ses responsabilités et de faire son travail. Sans entrer dans des considérations chauvinistes, est-il judicieux de laisser le monopole des images à un pays qui n'a toujours pas clarifié sa position ou un pays soupçonné de soutenir la rébellion anjouanaise?

Les Comores ne sont pas à l'abri d'une couverture médiatique erronée sur le débarquement à Anjouan. Il est naturel que les médias comoriens fassent leur travail mais dans une totale transparence et dans une éthique pour ne pas induire les Comoriens en erreur. Certes la libre interprétation des infos est personnelle mais ces médias ont une responsabilité publique à ne pas nous matraquer de reportages ante datés ou posts datés. Tout n'est pas bon aussi à publier car il en va de la réussite de cette opération. Les Comores méritent une armée avec un etat major avec un rôle clair sans cacophonie bureaucratique entre les technocrates, les hommes de terrain et les alliés. J'en appelle aux internautes lecteurs de comoblogs de prendre avec des pincettes les infos qui sont livrées car elles peuvent être brutes de nature à pouvoir choqué plus d'un. La dictature de l'instantanéité ne doit pas se faire au détriment de la réalité du terrain que nous manquons car aucun citoyen se trouvant à Anjouan nous décrivent le théâtre du point de vue intérieur. kamal ali si tu nous entends.
# Posté le lundi 17 mars 2008 05:30

Sexe dans les îles de la lune

Sexe dans les îles de la lune
Tout le monde dit que c'est tabou mais la consommation n'en est pas moindre à en croire des sources non officielles.Ne sont pas îles de la lune pour rien. Chaque fois que le mot est prononcé c'est à base de coups d'apostrophes " Astahafiroullah" que les phrases sont ponctuées. Comme le disait mon amie Iliki, on n'a pas le mode d'emploi. Y-a-t-il une façon comorienne de parler de sexe? Astahafiroulllah d'avance mais l'homo comocus notre ancêtre n'était pas polygame pour rien.

Je ne voudrais pas tomber dans l'adage "plus on en parle moins on en fait "mais étant jeune c'est un peu normal car je n'ai pas de vie sexuelle. "Le jour de mon mariage je decouvrirais celle qui m'a été promise". Cette phrase tourne en boucle dans les foyers des îles de la lune mais au fond elle traduit d'une gêne maladive, rien que le mot à lui seul fait trembler les bakoko et koko de l'archipel. Rantsi.

Pour un sujet classé tabou national, je ne peux hélas divulger des croustillants détails car figurez-vous mes parents aussi surveillent mes propos. Et les quelque potes avec qui on a abordé le sujet, je leur ai dit que c'est pour un pote non comorien qui avait besoin d'un renseignement. J'ai juste oublié de donner son e-mail pour qu'on lui envoie les réponses mais jai tenu à les lui rapporter en main propre. La seule réponse apportée à ce sujet "marie-toi" tu verras. Je trouve qu'on intégre beaucoup de suspens en la matière avec un culte du secret incroyable.

Etant passionné de gastronomie comorienne, j'ai analysé les ingrédients essentiels à la cuisine comorienne et j'ai noté que bon nombre d'epices ou d'autres aliments du quotidien sont de méchants aphrodisiaques, même consommés à petites doses. La vraie cuisine traditionnelle est structurée dans l'optique d'améliorer le comportement. Qui ne se souvient pas de ce thé comorien bien piquant au petit matin à base de gingembre juste avant d'aller travailler? Qui n'a pas en mémoire le goût du poisson assaisonné à base d'épices favorisant la circulation sanguine et pas que le sang d'ailleurs? Qui ne se souvient pas de ces fleurs de jasmin que les femmes se parent le soir après une rude journée à confectionner des plats aphro? A qui profite cette loi du silence? Qui tire les ficelles de cette cuisine aphro? Tchiiiiip ! pour un sujet tabou j'en ai trop dit je pense. En aparté la population comorienne double tous les 20 ans, qui suis-je? Sérieusement je reviendrai parler de sexe un autre jour car en ces temps de guerre les gens ont envie de lire des manuels de guerre pour peaufiner leurs tactiques de combat. Ne m'en veuillez pas.
# Posté le vendredi 14 mars 2008 20:47

Enfin un message d'amour, d'espoir et d'unité retrouvée

Enfin un message d'amour, d'espoir et d'unité retrouvée
Comme tous les vendredis, je publie une image pour résumer l'humeur de la semaine sur kavou01. Aujourd'hui c'est une oeuvre d'ILIKI. Oeuvre un peu prémonitoire car on aperçoit une petite fille parée avec un pareo de shiromani habit traditionnel d'Anjouan qui pousse une lune éclatante qui dispose de quatres pattes - une merveilleuse allégorie pour nos chères îles. En ce temps de débarquement imminent ou pas, j'ai voulu un peu de poesie et de rêve pour rappeller que les îles de la lune sont avant tout un havre de paix.
# Posté le vendredi 14 mars 2008 08:43

developper le pays...?

developper le pays...?
J'importe ce billet d'une intelligence inégalée d'une artiste que je ne manquerai pas de saluer la finesse, le courage et le dévouement pour son pays. Lisez c'est comme du pur arabica pour amateurs de café

Depuis la naissance, on nous inculque que l'avenir des Comores dépend de nous petits je-viens, que c'est à nous de développer le pays. Nous devons cela au pays, selon les parents je-viens, parce que nous avons la chance d'avoir toit sur notre tête, de pouvoir aller à l'école, et pouvoir trouver un travail et selon la famille au pays parce que nous avons eu la chance d'être né(e) ou de vivre dans un pays riche. C'est notre devoir, notre responsabilité, notre souhait, notre fardeau, notre rêve, notre destinée, peu importe le nom c'est à nous de le faire ; seulement voila, il y'a hic on a oublié de nous fournir le mode d'emploi, alors nous faisons tout à l'aveuglette et bien trop de fois nous faisons du sur-place et parfois nous reculons.
Que veut dire développer le pays ? Remplir les caisses de l'état nous- même en plus des impôts que nous payons ici ? Quitter l'Europe et partir nous installer pour travailler là-bas après nos études ou notre retraite ? Envoyer de l'argent sans avoir notre mot à dire à la famille ou au village lorsqu'ils nous le demandent ? Aucune idée, mais il me semble que l'on oublie trop souvent que le développement ne s'obtient pas seulement avec de l'argent. Un pays développé ne veut pas seulement dire, un pays oú les habitants ont leur chez soi avec la télé, la voiture, un boulot et de l'argent dans un compte. Un pays développé est un pays qui préserve sa culture, son histoire sa langue, un pays qui investie dans son avenir à l'aide des nouvelles technologies. Ceux dont nous avons peut être besoin, c'est de changer notre façon de voir les choses, pour la majorité de notre communauté la culture se limite aux journée culture (de notre village cela va de soi), les twarab et anda et l'avenir c'est la politique, le pouvoir. Il suffit de voir les livres comoriens publiés plus de la majorité, parle de politique ou de l'histoire de la politique., du grand mariage etc....Pas un seul livre de gastronomie comorienne, pourtant la cuisine comorienne est variée et délicieuse, j'imagine déjà des « tchhhhhipu un livre sur la cuisine,n'importe quoi » mais en attendant la France et l'Italie sont dans une lutte acharnée afin que leur gastronomie respective soit reconnu patrimoine du monde, que se passe t-il notre samboussa national vaut bien un camembert ou une pizza, non ?
Vous direz qu'est-ce que cela à voir avec le développement ? C'est simple, il s'agit de « tirer la corde » en espérant que les autres suivent. L'exemple parfait W4com. Il y a eu la version w4com simple forum, puis la version clip,radio, TV , soirée paris puis Marseille... le site a évolué, il est devenu plus complexe, il a su être à l'écoute des membres, et a cherché une réponse à cela, sans tomber dans le truc 3 francs six sous, toujours avec classe, w4com est devenu un label de qualité , si tu vois le logo w4com quelque part , tu sais que ce ne sera pas vulgaire etc....Bref, si d'autres sites se créent ou ceux qui existent s'il veulent « continuer » de vivre ils devront se mettre « à jour » et ne pas proposer moins, mais cela veut dire également que nous consommateurs comoriens nous devons apprendre à ne pas nous contenter d'un rien...mais tout ceci ne sont que les élucubrations soporifiques d'une vieille koko...
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# Posté le mercredi 12 mars 2008 18:25