Abattre ses dernières cartes - tactique ou stratégique?

Abattre ses dernières cartes - tactique ou stratégique?
Non vous ne lisez pas un récit sur le poker. Il s'agit d'un moment particulier dans notre vie où nous sommes amenés à abattre nos dernières cartes. Souvent ce moment intervient quand le jeu en vaut la chandelle: jouer la finale d'un match de basket, repasser une épreuve au rattrapage, déclarer sa flamme à la femme de sa vie, gratter le dernier tige d'une allumette alors qu'on est enfermé dans une grotte...bref que des situations extrêmes où on joue son avenir avec comme seul leitmotiv: réussir ou passer aux oubliettes. Qu'est ce qu'on ressent en ce moment? On pense à quoi? A-t-on peur de quoi? Qui est ce qui nous motive? Pourquoi s'imposer un tel défi? Quelle technique utiliser pour y parvenir?

Tous les grands compétiteurs ont vécu des moments semblables: une forte pression, un gros enjeu et une victoire qu'on caresse à peine sans que ça soit un acquis. Dans ce moment précis, on ne sent rien, on est habité par la rage de vaincre, par la hargne de changer la face du monde et peu importe qui ou quoi qui se dresse devant nous, on démultipliera une force chabalistique pour le plaquer. Je dirais même qu'on est possédé par une force incroyable. On ne peut pas penser à autre chose que de relever le défi. La peur est un sentiment qu'on ne connait pas mais plutôt le trac car aller à la rencontre de ce qu'on veut atteindre à tout prix obsède un peu. On est persuadé être investi par une mission et seul le dépassement de soi témoignera de notre volonté de vouloir atteindre le but de notre vie. Sur ces instants de transe, on ne différencie pas tactique et stratégie car la notion de temps n'existe guère. Il faut allier rapidité de décision, porter un coup fatal et prendre l'ascendant sur l'adversité. Ce sont des instants indescriptibles puisque le taux d'adrénaline frôle le maximum autorisé par la loi.

Cette fois-ci, ce n'est plus un simple récit mais d'un évènement à venir, le soldat se retire pour entamer sa préparation physique et mentale. Le chemin ne sera pas facile mais il est hélas trop tard de déclarer forfait. Plus que quelques instants avant de monter sur le ring. La seule chose qui compte c'est de remporter la victoire et rentrer à la maison. Peut-être formuler un voeu : bonne chance.

Lire aussi : sortir de l'impasse
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# Posté le mercredi 12 mars 2008 16:59
Modifié le vendredi 21 mars 2008 19:12

Tenir compte de l'expérience pour avancer

Pour les plus avertis parmi nous, les ressources humaines parlent de capital humain. Ce ne sont plus les machines qui détiennent le savoir mais l'être humain qui a de l'expérience. Or si nous regardons bien autour de nous (milieu comorien) l'expérience n'est pas assez mise en valeur ni mise en avant. Il est de coutume pour les jeunes générations de caricaturer les anciens en pensant qu'ils aient fait leur temps. L'exemple de la gestion des associations comoriennes illustrent bien cet état d'esprit. Soit c'est l'ancienne équipe qui est aux manettes depuis 2O ans-soit c'est une nouvelle équipe qui croit pouvoir s'en sortir sans l'aide de l'ancienne. L'effet élection présidentielle est passée par là: rupture avec le passé.

J'ai maintes fois réfléchi sur les maux qui rongent notre pays ou la société comorienne et j'en arrive à la conclusion suivante: nous ne capitalisons pas assez l'expérience de nos anciens, nous ne valorisons pas assez les acquis de nos anciens et nous ne gardons pas les bonnes pratiques afin de les intégrer dans un schéma moderne. Nous manquons tout simplement de repères. Ce que les grandes écoles de ressources humaines essaient de transmettre c'est que le capital humain est le meilleur des moyens dont dispose une entreprise, une association ou un pays pour aller de l'avant. En quoi ce capital humain est-il si important?

Prenez l'exemple d'un conducteur de bus ayant 30 ans de métier, il a suffisamment enregistré diverses situations et quand survient une situation de crise, il agit rapidement en combinant l'expérience, la faculté à faire le tri entre plusieurs choix et une forte aptitude à garder son sang froid. Un conducteur novice n'aurait pas forcement ces facultés qui exigent de longues années de pratique. Il n'y a pas que les acquis professionnelles, il y a aussi l'intelligence relationnelle, or il est prouvé scientifiquement que les plus âgés ont une forte aptitude bien communiquer et à établir des relations avec les autres. Nous connaissons tous les bénéfices d'une bonne communication quand on est parent ou responsable d'une équipe. Vous combinez de fortes capacités relationnelles, de fortes acquis professionnelles et une aptitude à convaincre les autres, vous aurez votre combinaison gagnante gagnante.
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# Posté le mardi 11 mars 2008 18:23

yewe air, la compagnie qui manque pas d'air

yewe air, la compagnie qui manque pas d'air
yewe air, la compagnie qui manque pas d'air", les comoriens connaissent le vrai nom de cette compagnie...
# Posté le vendredi 07 mars 2008 10:27

Tirez l'homo comocus vers le haut of course

Tirez l'homo comocus vers le haut of course
La presse magazine n'est pas avare de titres comme Tirer le meilleur du vous même? Motiver vos équipes! Booster votre quotidien. Mettre un peu de piment dans votre couple. Accroître son intelligence émotionnelle. Gagner la confiance de votre entourage. Pléthore de titres aussi accrocheurs les uns des autres sur le développement personnel mais développement personnel ne rime pas forcément avec développement individuel
.

Quand je lis les blogs, les forums et groupes de discussions comoriens sur le net, le leitmotiv reste le même: rabaisser l'autre pour mieux se faire entendre. C'est d'une platitude telle que je qualifierai d'improductif. Non je m'explique persister à rabaisser l'autre c'est lui faire perdre la face et en faire un futur frustré qui n'osera pas s'exprimer alors que l'inviter à aller jusqu'au bout procure un double bénéfice: vous saurez sa version, son opinion et vous aussi vous apprendrez à connaitre un peu plus votre interlocuteur. Ce duo gagnant garantit une avancée dans la discussion et permet de rapprocher les points de vue grâce à l'écoute. Vous allez me dire qu'au sein de notre communauté, on est loin de ce schema win-win. Mais l'impact de l'écoute et du respect de soi va au delà de l'échange cela rend agréable les relations et laisse de bons souvenirs.

L'expérience en communauté m'apporte des enseignements que je tiens à les partager avec vous car la générosité est une valeur qui n'a pas de prix. Hein elle est pas mal cette phrase ;-)? Valoriser les autres, les inviter à donner le meilleur d'eux-mêmes et être à leur écoute est la meilleure façon de nouer des relations durables, loyales et sincères. Bien entendu on est pas à l'abri de brebis galeuses. Maitriser ses ambitions et accepter que votre ami meilleur que vous accède à des responsabilités au dessus des vôtres c'est aussi un excellent geste d'ouverture qui vous apportera sérénité, confiance en vous voire une touche sexy. Allez hop laissez-moi votre hamburger en me laissant manger c'est vous qui mangez aussi.
# Posté le jeudi 06 mars 2008 10:34

Pourquoi stop-kwassa reste un combat à mener?

C'est sur un ton direct que je réponds à ma propre interrogation. Oui je fais mon Woody Allen. Tout de même conserver une stratégie qui a 33 ans et qui n'a offerte aucun résultat concret me gêne énormément. J'appartiens à la génération post 1975, une génération qui n'a rien demandé mais qui concilie vision des parents et qui tentent de se forger sa propre opinion. Pourquoi notre génération serait la seule au monde à recycler les idées de papa maman malgré l'absence de résultats? Pourquoi ne pas voir dans la démarche de stop kwassa un salut vers une sortie de crise? J'avoue c'est trop idéaliste mais sans un minimum d'idéal peut-être l'homo sapiens n'aurait pas eu l'idée d'apprivoiser le feu et de domestiquer certains animaux.

Stop kwassa c'est le seul collectif qui s'intéresse aux victimes du drame des kwassa kwassa sans idées formatées. Stop kwassa est le seul collectif qui prône un dialogue sincère, un rapprochement entre états majors comoriens et français pour arrêter le drame. Stop kwassa en faisant des victimes sa priorité place l'humain au centre des préoccupations et souhaite utiliser toute énergie de bonne volonté pour en finir avec la radicalisation des esprits. Comment peut-on nous expliquer nous enfants des iles al kamar que camper sur des positions rigides feront avancer les choses?

Le collectif stop kwassa défend la tolérance, l'ouverture d'esprit, le dialogue et le pragmatisme et excusez-moi je me sens davantage proche de ces valeurs que la méfiance, le sentiment d'infériorité et le sentiment de colonialisme qui hantent les esprits de certains de nos concitoyens minoritaires. Depuis le 19 août, l'indifférence recule, les langues se délient et les consciences se réveillent pour dire stop kwassa. Je n'exclue pas de me recueillir un jour à Mamoudzou au nom des inconnus morts dans les kwassa kwassa
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# Posté le mercredi 05 mars 2008 21:06
Modifié le lundi 07 avril 2008 12:19