Stop-kwassa pour ne pas jamais oublier les victimes du drame des kwassa kwassas

Stop-kwassa pour ne pas jamais oublier les victimes du drame des kwassa kwassas
Communiqué de presse N°1

Paris, le 18 octobre 2007

STOP Kwassa est un collectif de jeunes franco-comoriens qui dit NON au drame humain causé par la traversée de 70km de côtes séparant l'ile de Mayotte et l'ile d'Anjouan au sein de l'archipel des Comores. Depuis 12 ans, l'indifférence a fait plus de 4500 morts.


But principal
Sensibiliser l'opinion sur le drame humain et contribuer à la recherche de solutions humaines et pérennes.

Contexte – naissance

- 19 août 2007 : le collectif a été créé spontanément à la suite des successions de chavirages d'embarcations de fortunes appelés kwassa kwassa du mois d'août.

1. Initiative : un groupe de jeunes franco-comoriens s'est ému de ce drame frappant l'archipel des Comores. L'écho médiatique des évènements de cet été ont provoqué une vive émotion.
2. Philosophie : un élan humaniste pour dire non au drame humain en dehors de toute considération partisane et politique.
3. Première mobilisation globalisée : rapidement une première réunion virtuelle a eu lieu grâce aux outils de messagerie instantanée et a permis de lancer le début de stop kwassa.
4. Une ligne claire : une seule pensée pour ne plus jamais oublier les victimes: dire stop aux morts.
5. Première synthèse de la réunion : Assez de morts – stop aux kwassas kwassas. Un groupe est constitué pour bâtir un plan d'actions sous le soutien de bénévoles afin d'apporter leurs contributions.
6. Plan d'actions : trois priorités sont lancées : lancer une pétition en ligne – créer un site Internet d'information et de mobilisation au drame des kwassas kwassas et enfin instaurer le comité éditorial.
7. 23 octobre lancement de stop-kwassa.org : lancement de la pétition et du site d'information
8. 24 octobre début de la campagne de sensibilisation : plus de 4000 mails envoyés.
9. 27 octobre Un premier bilan moral est réalisé : un comité éthique est mis en place pour prendre acte des principaux griefs soulevés par certains termes parus dans la pétition et garantir l'indépendance du collectif vis à vis des politiques françaises et comoriennes.
10. 3 novembre mise en place plateforme collaborative : plateforme de travail collaboratif entre membres du collectif et les interlocuteurs externes.

Actions

1. Recueillir le maximum de signatures
2. Sensibiliser la société civile, les élus et les ONG sur ce drame humain
3. Interpeller les acteurs politiques afin de trouver des solutions pérennes

Contact
Relations presse : stop.kwassa@gmail.com
Coordinateur : Nidhoir DAOUD – 06 26 76 63 72
Plus d'infos : http://www.stop-kwassa.org

Sources : http://www.stop-kwassa.org/stop-kwassa.org-communique01.pdf
# Posté le dimanche 02 mars 2008 14:36

Un petit clic pour une grande cause www.stop-kwassa.org

Un petit clic pour une grande cause www.stop-kwassa.org
Communiqué de presse N°2

Paris, le 1 Mars 2008

STOP KWASSA : NOTRE COMBAT HUMANITAIRE et NON POLITIQUE !

Le 19 août dernier, une embarcation de fortune, avec à son bord une trentaine de personnes, a chaviré au large de Mayotte, faisant ainsi des morts. Sans doute n'en avez-vous pas entendu parler, car cette catastrophe n'a pas fait la une des medias en France. Ce n'est pourtant pas la première fois qu'un tel naufrage survient (Source : http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=76329 ). A la suite de ce drame meurtrier le collectif Stop-Kwassa a été créé.

Stop-Kwassa est un organisme humanitaire et apolitique. Or, certains nous reprochent d'être politiquement engagé « du côté de la France », d'autres nous accusent « d'être contre la France ». A ces deux factions qui n'ont cessé de nous blâmer, nous sermonner à tords et à travers depuis le lancement du site stop-kwassa.org, nous tenons à ôter toute ambiguïté et à ponctuer sur le but principal de notre projet : celui de sensibiliser l'opinion publique sur cette tragédie.

L'emploi de certains termes comme « clandestin » ou « immigration clandestine » en a choqué plus d'un. Ils appuient leur réaction sur la législation internationale qui considère Mayotte telle une entité comorienne. D'autres se sont sentis offensés, dérangés par l'impression que nous nous attaquions sans cesse à la France. La question de Mayotte est d'une telle complexité législative et diplomatique que nous laisserons les experts s'en exprimer. Notre action humaniste se veut indépendante. Nous œuvrons pour sensibiliser la société civile, les élus et les ONG sur ce drame humain.

Au-delà des polémiques, il convient de souligner que Stop-Kwassa a fait réagir les populations vivant en France, à la Réunion, à Mayotte, dans l'Union des Comores et aussi le reste du monde. Nous nous réjouissons de la diversité de nos signataires qui reflète la composition des membres du bureau exécutif du collectif Stop-Kwassa: des Mahorais, des Anjouanais, des Mohéliens, des Grands Comoriens, des Français tous unis pour la même cause, celle de sensibiliser l'opinion et d'appeler à la prise de conscience partout et par tous.

Actuellement près de 820 personnes ont dit « STOP à la traversée de mort » en signant la pétition en ligne. Ce chiffre témoigne d'un fort engagement qui demande encore votre soutien. Nous ne devons plus rester passifs et indifférents face à ce drame. Nous devons étendre notre intervention, pour cela votre aide est indispensable.

Pour cela : aidez-nous en relayant la pétition ! Faites signer cette pétition à un maximum de personnes autour de vous ! Envoyez-là par email à tous vos contacts, et dites leur de la relayer à leur tour pour créer ainsi une chaîne de solidarité...

Un petit clic pour une grande cause : WWW.STOP-KWASSA.ORG .

Pour plus d'informations :

Relations presse : stop.kwassa@gmail.com
Coordinateur : Nidhoir DAOUD – 06 26 76 63 72
Plus d'infos : http://www.stop-kwassa.org

Sources : http://www.stop-kwassa.org/stop-kwassa.org-communique02.pdf
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# Posté le dimanche 02 mars 2008 14:32

inoussa.centerblog.net jette l'éponge

inoussa.centerblog.net jette l'éponge
"Enfin, je suis au regret d'annoncer ici la fermeture du blog inoussa.centerblog.net. Je réfléchis à une autre manière de mieux vous servir. Recevez tous mes meilleures salutations."

C'est sur ces mots qu'Inoussa journaliste et blogueur sur l'actualité comorienne tire sa révérence. A-t-il subi une pression quelconque? A-t-il franchi les limites? Quelles sont les raisons qui ont poussé Inoussa à quitter la comoblogosphere? J'ai lu le premier billet d'Inoussa posté le 15.08.2007 sur la tenue d'une conférence de presse du gouvernement anjouanais en exil puis les billets se suivaient tantôt tendres ou hostiles aux gouvernements Sambi ou Bacar. La vie d'un blogueur comorien n'est pas du tout un parcours de santé puisqu'il faut faire fasse aux critiques injustifiées et aux coups de bec des partisans des hommes de pouvoir.

Peu importe la qualité de la plume d'Inoussa, c'est son regard sur l'actualité qui était intéressante puisque pour une fois dans l'histoire des Comores nous disposions d'une diversité d'opinion qui apportait sa richesse à l'information. Sans tomber dans le sentimentalisme bien que j'avais critiqué Inoussa sur un billet sur le séparatisme à Anjouan mais Inoussa par son engagement représente une forme de journalisme pour les Comores.

Néanmoins ce que je trouve regrettable c'est toujours les commentaires et attaques personnelles n'ayant aucun rapport aux informations publiées. Notre pays avancera d'un pas si nous structurions un peu les choses en faisant la différence entre des propos publics et des propos tenus dans la sphère privée. Certes les blogueurs sont responsables de ce qu'ils écrivent mais l'enjeu doit rester l'information et rien d'autre. Je termine par un hommage à ce cher Inoussa qui a contribué par ses billets à diversifier les points de vue, ne décroche pas.
# Posté le samedi 01 mars 2008 06:26

Une image detournée mais qui illustre bien l'etat d'esprit à Anjouan

Une image detournée mais qui illustre bien l'etat d'esprit à Anjouan
Voilà ce qui risque de se passer si le régime de Bacar persiste et signe.
# Posté le vendredi 29 février 2008 07:37

Doter les îles Comores de vrais outils d'aide à la gouvernance

Doter les îles Comores de vrais outils d'aide à la gouvernance
Sans plus attendre liquider les 32 ans d'absence de gouvernance aux îles Comores !


Les résultats sont là ! Plutôt l'absence de résultats est flagrante. Je ne vais pas critiquer l'indépendance car je ne veux pas faire le jeu des nostalgiques de l'époque coloniale. L'emancipation d'un peuple en soit n'est pas une mauvaise chose. Ce qui a été mauvaise c'est la façon dont cette émancipation a été gerée. Les bouc émissaires sont tout désignés et c'est de cela que j'invite l'ensemble de nos compatriotes à non faire porter le chapeau à une élite mais pluôt à un systeme qui a trouvé son enracinement dans la socièté. 32 ans de declin c'est n'est pas pour rien, c'est chaque Comorien a sa part de responsabilité. Inutile de continuer à avoir le même logiciel.

Je propose un exercice simple, ludique et clair: établir un diagnostique sur tout ce qui a constitué nos failles et sans chercher les coupables. Il s'agira d'un veritable etat des lieux afin de connaitre quelles causes ont engendré telles conséquences. Pour y parvenir il faut qu'une commission parlementaire travaille avec les formations politiques, syndicales, patronales, associations à but non lucratif, ONG et organismes oeuvrant pour le développement des Comores. Ces entités seront chargées de mener des audits sur des domaines spécifiques afin de dégager les principales recommandations.

La commission parlementaire s'appuyera sur les recommandations des differents organismes ayant participer à cet audit pour proposer un cahier de décisions à mettre en oeuvre tout en évaluant les moyens financiers et humains à mobiliser pour réussir les défis. Compte tenu des defaillances et des déficits dans certains domaines, les solutions ne feront pas l'objet de tergiversation puisque l'urgence de la situation ne laissera pas la place aux querelles technocratiques.


Pour donner un nouvel an aux îles Comores, une nouvelle gouvernance est nécessaire mais elle ne doit pas faire l'objet d'improvisation. Cela reviendrait à doter l'Etat des outils d'aide à la décision comme les recommandations de cet audit, inviter les formations politiques à se prononcer sur des propositions plutôt que se la couler douce dans une opposition stérile et enfin favoriser l'accès de l'information à la société civile en développant les technologies d'information et les centres de documentation et d'information. En mettant à la disposition de la population des informations sectorielles sur tous les domaines, l'on va favoriser la connaissance des problèmes et les citoyens se forgeront une opinion qui va s'exprimer sous forme de valeurs. Les valeurs apporteront l'éthique nécessaire pour responsabiliser chaque citoyen. Pour exemple, je ne crois pas que le racisme ou le clivage entre citadin et campagnard à Anjouan résulte davantage d'une ignorance que d'une simple fatalité.
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# Posté le jeudi 28 février 2008 14:29